Laurent "Merlito" Boudin

Chansons argentines

Tango ballades argentines – prélude

Avec pour tout bagage une guitare Framus de 1958, Laurent Boudin arpente l’espace-temps, bluettant ses chansons destinées à des amours perdues, quelque part de l’autre côté de l’océan atlantique, il y a bien longtemps. Égaré au cœur d’un vortex temporel, il nous entraine à la rencontre de certains fantômes qui sont encore à portée de voix.

 
Ces tango ballades* à la base écrites et chantées en espagnol, sont adaptées librement en français pour faire vibrer la poésie et non pour en conserver le sens littéral. La prosodie est respectée pour garder la mélodie et les respirations de la chanson originale. La hauteur du timbre de voix est conservée ; les chanteurs de l’époque, souvent sans micro, devant chanter fort, donc dans une tessiture plutôt aiguë.
On se retrouve immergé dans les années 1920/30, dans ce qui pourrait être, pour trouver une analogie, une VO… en VF !
Une plongée, donc, en Argentine, à une époque où les chansons d’amour étaient goualées par des malfrats avec tout le mordant, la tendresse et le vocabulaire de leur condition.
Le Lunfardo : la langue utilisée dans les chansons tango du début du XXè siècle est un argot des voleurs, puis des classes défavorisées, inventé dans la deuxième moitié du XIXè siècle, avec l’arrivée de populations pauvres d’Europe et plus particulièrement d’Italie et d’Occitanie en Argentine, à Buenos Aires. J’ai cherché à traduire/adapter cette langue en utilisant des mots et expressions imagées tirés eux-même – parfois – de l’argot populaire français.
« C’est puissant, il a la voix qui porte, est pénétré et pénétrant, et aime parfois faire le clown sans pour autant faire le mariole. Laurent Boudin à la guitare et au chant, sans micro, nous propose une ré-interprétation en français du répertoire de Carlos Gardel – le pape du tango argentin – sans connaître un traître mot d’espagnol… Une réécriture contemporaine dans une ambiance des années 1920/30, quand le microphone n’était pas roi. » Filou Mag.

 

Liste des tangos adaptés en français et interprétés :

A LA LUZ DEL CANDIL 1927 Julio Navarrine / Carlos Vicente Geroni Flores

CHARLEMOS 1941 Luis Rubistein

CHAU NO VA MAS 1974 Homero Exposito / Virgilio Exposito 


CHE BANDONEON 1950 Homero Manzi / Anibal Troilo


CONFESION 1930 Enrique Santos Discépolo, Luis César Amadori / Enrique Santos Discépolo


CUANDO MIRAN TUS OJOS 1932 Enrique Cadicamo / José Maria Aguilar 


CUANDO TU NO ESTAS 1933 Alfredo Le Perra, Mario Battistella / Carlos Gardel, Marcel Latte


CUANDO UN VIEJO SE ENAMORA 1942 Manuel Romero / Rodolfo Sciammarella 


CUARTITO AZUL 1937 Mario Battistella / Mariano Mores


CUESTA ABAJO 1934 Alfredo le Pera / Carlos Gardel


DESPUES 1944 Homero Manzi / Hugo Gutiérrez 


DOS GARDENIAS 1945 Isolina Carrillo


EL DIA QUE ME QUIERAS 1935 Alfredo Le Pera / Carlos Gardel


ESTA NOCHE ME EMBORRACHO 1928 Enrique Santos Discépolo


FRUTA AMARGA 1944 Homero Manzi / Hugo Gutiérrez


LA LUZ DE UN FOSFORO 1943 Enrique Cadícamo / Alberto Suárez Villanueva


LA ULTIMA CURDA 1956 Catulo Castillo / Anibal Troilo


MADAME IVONE 1933 Enrique Cadícamo / Eduardo Pereyra

MALENA 1941 Homero Manzi / Lucio Demare


MI BUENOS AIRES QUERIDO 1934 Alfredo Le Pera / Carlos Gardel


MILONGA TRISTE 1936 Homero Manzi / Sebastian Piana


MIS FLORES NEGRAS 1933 Julio Florez / Felix Scolati Almeyda

NARANJO EN FLOR 1944 Homero Exposito / Virgilio Exposito

NIEBLA DEL RIACHUELO 1937 Enrique Cadicamo / Juan Carlos Cobian


OLVIDO 1935 Luis César Amadori / Luis Rubistein


PERFIDIA 1939 Alberto Dominguez 


POR UNA CABEZA 1935 Alfredo le Pera / Carlos Gardel


RUBIAS DE NEW YORK 1934 Alfredo Le Pera / Carlos Gardel 


SOLEDAD 1934 Alfredo Le Pera / Carlos Gardel 


VIENTO MALO 1944 José María Suñé / Miguel Nijensohn, José Nieso


VOLVER 1935 Alfredo Le Pera / Carlos Gardel 


VOLVIO UNA NOCHE 1935 Alfredo le Pera/Carlos Gardel

 





* terme emprunté à la chanson éponyme de Kurt Weill